Loger les migrants en sous cité ouvrière

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Title

Loger les migrants en sous cité ouvrière
Clichés de familles migrantes dans les anciens cantonnements de Salaise-sur-Sanne

Subject

Cantonnements
Migration
Usine chimique
Photographies de famille
Protocole photographique
Cantonments
Migration
Chemical plant
Family photographs
Photographic protocol

Description

Dans les recherches en SHS, les photographies servent principalement à objectiver le réel. Mais au-delà de cet usage, comment dépasser l’image illustrative pour faire de la photographie, avec ou sans le photographe, un objet en capacité de produire des résultats de recherche à part entière ? Comment, en tant que chercheur en SHS, travailler de façon productive avec des photographies et des photographes ? Nous explorons ici ces questions en revenant sur une recherche concernant le quartier dit « des cantonnements », ancienne cité ouvrière dédiée au logement des familles migrantes salariées de l’usine chimique voisine, des années 1920 jusqu’aux années 1960. Nous analysons, dans une perspective heuristique, deux apports différents de la photographie dans cette recherche d’une part, l’analyse d’un <em>corpus</em> de clichés de famille de ce quartier, effectuées entre les années 1930-1960 et collectées par le comité d’entreprise de l’usine ; d’autre part, l’analyse des effets sur la recherche de protocoles photographiques mis en œuvre avec d’anciens habitants de ce quartier au XXIe siècle. L’analyse des seconds plans du premier <em>corpus</em> révèle que ce quartier des étrangers se situait « au plus bas de l’échelle » du système paternaliste de logements de l’usine chimique voisine. Par ailleurs, à l’aide de plusieurs protocoles mis en œuvre avec un photographe contemporain, nous avons pu rendre compte de l’absence de traces ou des oublis de ce quartier, enfoui depuis sous l’expansion de la plateforme chimique voisine.
In HSS research, photographs are often used above all to objectify reality. But beyond that, how can we go beyond the illustrative image, to make photography, with or without the photographer, an object able to produce full-fledged research results? How, as an HSS researcher, to work productively with photographs and with photographers? Here we explore these questions with a research concerning the so-called “cantonments” neighborhood, an old workers’ housing estate devoted to the housing of migrant wage-earning families from the nearby chemical factory, from the 1920s to the 1960s. We analyze, in heuristic perspective, two different contributions of photography to this research on the one hand, the analysis of a <em>corpus</em> of pictures of families in this neighborhood, taken between the 1930s and the 1960s, and collected by work council of the factory; on the other hand, the analysis of the effects on research of photographic protocols implemented with former inhabitants of this district, in the 21st century. Analysis of the second plans of the first <em>corpus</em> reveals that this district of foreigners was “at the bottom of the ladder” of the paternalistic housing system of the nearby chemical factory. In addition, using several protocols implemented with a contemporary photographer, we were able to account for the absence of traces or omissions from this neighborhood

Creator

François Duchêne

Source

Revue Française des Méthodes Visuelles
https://rfmv.fr/numeros/4/articles/06-loger-les-migrants-en-sous-cite-ouvriere/

Publisher

MSHA Aquitaine

Date

2020-07-01

Format

text/html

Language

fr

Type

InteractiveResource

Identifier

https://rfmv.fr/numeros/4/articles/06-loger-les-migrants-en-sous-cite-ouvriere

Date Created

2020-07-01